Un studio photo dans une trousse de toilette
Le 12 août 2009 par Jean-François
En vacances à Bruxelles pendant quelques jours, nous avons apporté avec nous un équipement d’éclairage rudimentaire mais léger, pour une utilisation « ludique ».
L’objectif : pouvoir utiliser un « micro-studio » sans s’encombrer de kilos superflus, pour réaliser quelques portraits.
Le tout tient dans une trousse de toilette de 25×25 cm, et le poids total de l’équipement, appareil photo inclus, ne dépasse pas les 2kg :
Dans la trousse :
- Un appareil photo compact Nikon Coolpix P5100 (qui a l’avantage de disposer d’un mode manuel et d’un sabot pour le flash, qui permet entre autres d’utiliser une commande radio pour l’éclairage) :

- Deux flashs Vivitar 285 HV :

- Un mini clamp pour accrocher un flash
- Trois commandes radio Pocket Wizard Plus II (une par flash, et une pour l’appareil photo) :

- Deux cartons équipés de velcro pour s’accrocher aux flashs, et faisant office de coupe-flux et/ou de snoots selon la façon dont on les dispose :

- Des gélatines colorées à fixer sur les flashs :

- Un chargeur de batteries rapide
La mise en place :
Le schéma d’éclairage est simple : il s’agissait d’obtenir une lumière douce sur l’un des côtés, et une lumière dure colorée à l’arrière.
Pour obtenir une lumière douce, comme on n’avait ni parapluie, ni softbox, ni réflecteur, la solution a été de projeter la lumière sur un mur, qui a fait office de réflecteur :

Encore une image de la mise en place :

Le carton qui était fixé au flash réfléchi sur le mur permettait de « protéger » le sujet de la lumière directe du flash :

A l’arrière, un flash nu a été fixé à une planche de bois, avec un clamp (un genre de serre-joint). Il était équipé d’un carton faisant office de coupe-flux pour éviter notamment d’éclairer le mur :

Voici quelques-unes des photos réalisées avec cet équipement :

Ici, la lumière semble provenir de l’écran de l’ordinateur, mais vient uniquement de la réflection du flash sur le mur (et de la lumière colorée à l’arrière-gauche), la lumière ambiante étant complètement « cassée » et n’apparaissant pas dans l’image :


Encore quelques-unes :


On peut s’amuser aussi en voyage, sans forcément emporter 10 kilos de matériel !
Le rendu est forcément différent de celui qu’on aurait obtenu avec un appareil photo reflex, mais il ne s’agit pas de photos à vocation professionnelle.
Par contre, le Nikon Coolpix P5100 offre une vitesse de synchronisation flash supérieure à certains reflex d’entrée de gamme qui sont cantonnés à 1/125 s, et permet donc de prendre des photos dans des conditions de studio, à 1/250 s (utile pour « casser » la lumière ambiante).
L’idéal, dans la gamme compact, serait d’utiliser un Coolpix P6000 ou un Canon G10, qui ont l’avantage de produire des fichiers RAW, ce qui n’est pas le cas du P5100.
Demain, je publierai les images d’une autre prise de vues réalisée avec ce « matériel de voyage » rudimentaire.
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Bonjour
Cool de partager de cette façon tes connaissances.
J’aurai bien aimé participer à tes formations mais je suis un peu trop loin.
(Près de Toulon Marseille).
Encore merci et bonne vacances veinard.
Alain
Bonjour, je viens de tomber sur ce type de flash, avez vous des infos et peut on ce fier à ce genre de matériel?
http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=180437775217&ssPageName=STRK:MEWAX:IT
Merci par avance de votre réponse, et merci pour toutes les infos du site.
Suite à une de vos vidéos sur l’éclairage studio low cost à base de flash cobra, j’ai craqué pour un peu de matériel commandé récemment aux US.
Et je me régale à visiter le site, ou je découvre un peu les étendues magnifiques que propose la lumière !
Donc merci, et très bonne continuation !
Tout ça c’est très bien si on a un oeil de professionnel qui sait ce qu’il veut faire, mais sans éclairage pilote, on ne le peut contrôler qu’à chaque déclenchement (merci quand même le numérique), et il faut patiemment attendre le temps de recyclage des flashes entre deux…
Par exemple dans la dernière photo la jolie larme de lumière sur la joue droite a du faire l’objet de plusieurs essais pour avoir l’angle qui offre cet effet…
Bref pour le photographe pro de studio, y’a de quoi s’amuser, mais pour un amateur, il va beaucoup tâtonner, et pas forcément s’amuser dès le début.
Est-ce que je ne viendrais pas de démontrer que la photo est un métier?
Je ne dirai qu’une chose: Allez aux formations, moi je me suis éclaté dans la mienne (FA Centre Iris, un peu de pub), même si c’est une autre école, une chose ne se fait pas sur le web: la confrontation de sa production avec celle des autres élèves…
–Coyote