Les photographes sont-ils des malades de l’ego ?
Le 8 mars 2009 par Jean-François
Ah, l’ego du photographe… C’est un vaste sujet. Tellement que je suis étonné qu’il n’existe pas de bouquins entiers là dessus.
Du genre : Réglez vos problèmes d’ego en 7 jours – spécial photographes.
Parce que l’ego, pour le photographe comme pour n’importe quel artiste ou créateur, c’est un problème fondamental. Un problème qui l’empêche littéralement d’avancer et de progresser dans sa pratique, parce qu’il se croit déjà arrivé au sommet de son art.
Une fois arrivé au sommet, alors il n’y a plus rien à remettre en cause dans son travail. Et donc plus aucun progrès possible, plus aucun renouvellement possible.
Il perd aussi sa capacité à s’émerveiller. Il s’enferme sur soi-même.
Si les problèmes d’ego surdimensionné sont courants chez les photographes, comme chez la plupart des artistes et créateurs, c’est compréhensible, parce que l’on est tous tentés de se croire arrivé au tout en haut quand on est particulièrement fier d’une réalisation. C’est naturel et bien normal.
Là où la chose devient maladive, c’est quand tout son discours et son attitude se teinte d’un accent de supériorité et de dénigrement systématique des autres photographes, voire (et c’est courant) de l’intégralité des photographes qui ne travaillent pas de la même façon que lui.
Celà engendre les fameux débats inutiles et sans fin, du type argentique contre numérique, photos retouchées contre photos brutes, reportage contre studio. Où chacun soutient qu’il n’y a pas d’autre façon de faire de la photo que la sienne.
Le pire étant l’importance que prennent parfois ces débats, jusque dans des magazines sérieux.
Ces comportements sont la marque d’un enfermement sur soi-même et sur sa pratique, le contraire absolu de l’ouverture à la découverte et de la capacité d’émerveillement, qui sont à mon avis les bases de toute démarche créative.
Une idée pour les rédacteurs de bouquins sur la photo : inclure un chapitre sur l’ego, et les façons de le maîtriser pour qu’il ne devienne pas un obstacle à son propre accomplissement.
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faudrait pas mettre tous les photographes dans le même sac quand même ! je ne supporte pas non plus les débats et grands discours sur telle technique ou tel type d’appareil ou telle façon de voir, d’ailleurs, je ne parle pas de mes photos, je les fait, c’est tout ! Et je pense qu’on est pas mal à penser comme moi, du moins je m’entoure de photographes qui pensent comme ça.
Et ce problème d’égo sur-dimensionné n’existe pas que chez les photographes professionnels ! Les forums de discussion sur lesquels il m’arrive de poster certaines de mes photos pour les soumettre à la critique sont remplis de ces personnes hautaines et suffisantes, qui n’acceptent aucune remarque négative sur leurs « oeuvres »… Pathétiques. Les échanges et les avis sont pourtant une éternelle source d’amélioration (lorsqu’ils sont un minimum argumentés).
Il faudrait aussi parler de l’inverse : le photographe qui doute en permanence et qui du coup a un mal de chien à avancer…
C’est aussi un problème d’égo qui, même s’il est socialement plus agréable pour son entourage, est très handicapant pour une pratique quotidienne
- continuer à se faire plaisir
- accepter la démarche de chacun
- arrêter de se regarder le nombril et prendre plus de temps à apprécier le travail des autres qu’a apprécier son propre travail
- accepter que les autres déjouent les règles
mais avant tout continuer à se faire plaisir voilà!!!
oui j’ai un ego surdimensioné je suis Très mais alors excessivement mauvais…
bon en fait je m’emerveille de tout ce que font les autres. Sinon je ne sais pas mais j’ai pas eu l’occasion de rencontrer des photographes satisfaient de leurs photos donc je suis un peu étonner du sujet.
serais je si candide sur cette activité et ses passionés