Comment réussir ses photos d’intérieur sans flash (immobilier, chambres d’hôtel…) - J&R Photographie

Comment réussir ses photos d’intérieur sans flash (immobilier, chambres d’hôtel…)

Le 9 février 2010 par Jean-François  

Il est souvent difficile de réussir des photos d’intérieur, à cause de l’éclairage des pièces, souvent aléatoire, et très contrasté.

Souvent, lorsqu’on expose correctement une partie de l’image (par exemple, un mur), une autre partie de l’image deviendra trop sombre (par exemple, les meubles), et une autre peut se retrouver sur-exposée (par exemple, une fenêtre ou une lampe).

On peut utiliser des flashs, bien sûr, pour remplacer l’éclairage ambiant par de la lumière artificielle sur laquelle on a une maîtrise totale. Cependant, lorsqu’on n’a pas plusieurs flashs sous la main, ou si l’on ne maîtrise pas bien l’éclairage au flash, on peut facilement s’en sortir autrement.

Voici une façon simple de remplacer l’éclairage artificiel, qui peut s’appliquer dans de nombreuses circonstances :
- Photos de chambres d’hôtel
- Photos de l’intérieur d’un monument, d’une église…
- Photos pour une annonce immobilière…
- Etc


Il s’agit de créer un composite pour résoudre les problèmes de contraste que l’on vient d’évoquer :

1. On fixe l’appareil photo sur un trépied.

2. On prend plusieurs photos successives, avec le même cadrage.
Sur les premières images, on fait ses réglages pour que les parties les plus sombres de l’image soient correctement exposées.
Puis, on expose pour les parties de l’image de plus en plus claires, en prenant à chaque fois une nouvelle photo.

Par exemple, on peut prendre une photo où les meubles seront exposés correctement, puis une photo où les murs le seront, et enfin, une dernière pour les lampes.

image-73. On ouvre les images avec Photoshop, et on les place sur le même fichier, sous forme de calques superposés (une photo par calque).

En créant un masque sur chacun de ces calques, on peut afficher uniquement les parties de l’images exposées correctement.
On peut travailler avec une brosse plus ou moins opaque, pour plus de finesse.

On obtient une image finale qui n’a plus rien à voir avec ce que l’on obtiendrait avec une photo unique de la scène.


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Commentaires

7 réponses à “Comment réussir ses photos d’intérieur sans flash (immobilier, chambres d’hôtel…)”
  1. Bonjour,

    Merci pour cet article de qualité comme aux habitudes du site, mais cette technique serais pas semblable à du HDR par masque de Fusion ? ou cela n’aurait rien à voir avec le HDR ?

    Amicalement
    Ludovic B.

  2. Ca se rapproche du HDR dans l’esprit, mais les images ici ne sont pas combinées dans leur totalité, mais « découpées » par parties plus ou moins sombres/claires.

  3. Insky dit :

    Bonsoir,
    Je rejoins totalement le 1er avis…au fur et à mesure de la lecture, on sent bien le tronc commun avec un tutoriel qui traiterait de photographie HDR.

    Il me semble d’ailleurs qu’il serait beaucoup plus rapide de passer les différentes photos obtenues au tonemapping automatique… une solution beaucoup plus rapide et beaucoup moins fastidieuse que celle décrite à mon avis… (ok ok, on contrôle moins le résultat… mais rapport temps/efficacité…)

    P.S : des photos illustrant le résultat obtenu avec votre technique seraient utiles ?

  4. Bonjour,
    Non cela n’a rien à voir avec le HDR ; on pourrait « à la limite » parler de fusion d’expositions « manuelle ».
    La technique présentée est surtout inspirée de la photo argentique où cette technique était très utilisée, du moins à ma connaissance.
    En synthèse :
    - avec une technique HDR on va générer une image à 32 bits puis la tone-mapper pour obtenir une image 8 ou 16 bits
    - avec une technique « fusion d’exposition » automatique, le logiciel (ou le photographe dans le cas présenté ci-dessus) va choisir pour chaque zone (si photographe) ou chaque pixel (si logiciel) quelle est l’image de la série qui va avoir le « meilleur » rendu. Le traitement complet se fait en 8 ou 16 bits ; à aucun moment on ne passe en 32 bits.

  5. Insky dit :

    Bonjour,
    J’ai bien compris la différence… ce sont deux techniques bien distincts, mais basées toutes deux sur la prise de différents clichés à expositions différentes… et le but est de récupérer la meilleure exposition des différentes parties de la composition sur chaque cliché… je pense qu’il y a quand même pas mal de similitude…

    Si quelqu’un veut s’essayer aux deux techniques et nous montrer les différences de résultat…

  6. Bonjour Insky,
    Je suis d’accord : on a des images sources identiques et le but est le même : contourner le problème d’une grande dynamique sur un sujet donné.
    Les moyens pour y répondre sont différents, et les résultats également ; je te laisse zieuter la faq de Photomatix qui liste les avantages et inconvénients des deux méthodes (english) : http://www.hdrsoft.com/support/faq_photomatix.html#workflow
    Je n’ai pas d’expl sous la main d’une même série d’images traitée avec les deux techniques ; je vais voir si je peux en trouver à la maison.

  7. Mathgon dit :

    Un exemple aurait été le bienvenu afin d’illustrer cet article.

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